25 janvier 2011

La Résidence

Donc oui, depuis mon retour dans l'espace Schengen j'ai travaillé au Parc tous les soirs. Et ce n'est pas parce que c'est relâche au théâtre le lundi que j'ai arrêté pour autant. Lundi, j'avais un autre boulot qui commençait. Vu mon poste à mi-temps au Parc je peux me permettre de travailler ailleurs aussi.

Lundi je suis partie à Cosnes-et-Romain. C'est une petite ville de rien du tout dans le nord de la France, en Lorraine, à 10 minutes du Luxembourg et 10 minutes des Ardennes belges. Je vous écris de là, justement.



J'ai évoqué dans un blog précédent mon travail sur une pièce de théâtre, il y a de cela deux ans. Un collègue de classe comédien et metteur en scène montait un texte du Portugais Pessoa, L'heure du diable. Il m'avait alors demandé de faire le travail scénographique. À l'époque, c'était une étape de travail. Nous l'avions présenté devant un public, mais comme work in progress.




Ça vous dit quelque chose? On l'a rejoué en octobre dernier, une date dans un festival.

Cette fois, nous avons une semaine de résidence dans un théâtre pour pousser le travail plus loin, l'aboutir. Depuis deux ans beaucoup de choses ont changées, dont l'équipe et notre vision du texte. Et comme je m'occupe de l'espace et que je souhaite profiter du lieu où la pièce est jouée, mon décor doit à chaque fois s'adapter, changer de forme, et bien sûr, servir les comédiens dont le travail évolue toujours.

Nous sommes super heureux. Nous avons une grosse semaine pour se consacrer qu'au travail. Nous logeons directement dans le théâtre, nous avons quelqu'un qui nous prépare à manger tous les jours, nous passons tout notre temps sur le plateau. Un petit côté camp de vacances mêlé à un gros côté travail intensif.

Le théâtre appartient à un couple. Ils sont charmants. Le théâtre est situé dans la zone industrielle de la ville, et aujourd'hui, lors de la prise des photos, il faisait un temps typique d'ici. Comme vous voyez, il est difficile d'être tenté par autre chose que le travail.


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